
Il plante des arbres avec un moteur de recherche
Éric Fourreau
À travers le parcours de Ferdinand Richter et le moteur de recherche Ecosia, cet article montre comment le numérique peut devenir un levier concret pour restaurer la biodiversité.
À rebours des logiques dominantes du numérique, Ferdinand Richter incarne une autre manière d’entreprendre, fondée sur l’engagement écologique et une vision systémique du vivant . À travers Ecosia, moteur de recherche qui consacre l’essentiel de ses bénéfices à la reforestation, il participe à un modèle alternatif où chaque clic contribue à la plantation d’arbres dans des zones fragilisées — du Brésil à l’Éthiopie. Mais au-delà de la performance technologique, le projet s’inscrit dans une philosophie inspirée de la permaculture : coopération, interdépendance, respect des cycles et recherche de résilience. Face à un modèle économique fondé sur la compétition, la croissance et l’exploitation des ressources, Ecosia propose une autre voie, plus sobre, plus transparente et tournée vers le vivant. L’article souligne toutefois les limites et tensions de ces initiatives, confrontées à des réalités économiques et sociales complexes, notamment dans les régions où les enjeux de subsistance priment sur la préservation des écosystèmes. Et si le numérique, souvent accusé de contribuer à la crise écologique, pouvait aussi devenir un outil pour réparer le vivant — à condition d’en repenser profondément les finalités ?
Il sème de la biodiversité
Axel Puig
À travers le parcours de Christian Boué, cet article met en lumière le rôle des semences paysannes dans la préservation de la biodiversité et la souveraineté alimentaire.
Dans le Lot-et-Garonne, Christian Boué incarne une forme d’agriculture engagée, tournée vers la préservation du vivant et la transmission des savoirs paysans.
En tant que paysan-semencier au sein du collectif Biau Germe, il cultive, sélectionne et reproduit des centaines de variétés anciennes, contribuant ainsi à maintenir une biodiversité cultivée mise à mal par l’agriculture industrielle. Face à un système dominé par quelques multinationales semencières et des normes inadaptées aux semences paysannes, son travail s’inscrit aussi dans une forme de résistance : défendre des graines libres, reproductibles et adaptées aux territoires. Plus rustiques, plus diversifiées, ces semences apparaissent comme une réponse possible aux défis du changement climatique et à la perte de souveraineté alimentaire. Mais ce combat reste fragile, pris entre contraintes réglementaires, logiques économiques et marginalité du modèle. Entre poésie, engagement et lucidité, Christian Boué trace un chemin singulier, à la croisée de l’agriculture, de l’écologie et de la politique. Et si préserver la biodiversité passait d’abord par la capacité à protéger et transmettre ce qui, dans les graines, relie les générations et les territoires ?
Il s’emploient à sauver l’ours et la biodiversité
Simon Renou
À travers l’action de l’association FERUS, cet article explore les enjeux de la cohabitation entre activités humaines et biodiversité, autour de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées.
Dans les Pyrénées, la réintroduction de l’ours cristallise depuis des décennies des tensions profondes entre acteurs locaux, éleveurs et défenseurs du vivant. À travers le programme Api’ours porté par l’association FERUS, l’article propose une autre approche : plutôt que d’opposer activités humaines et préservation de la biodiversité, il s’agit de penser leur coexistence. Plantation d’arbres fruitiers, réintroduction d’abeilles locales, sensibilisation des habitants et implication des jeunes : autant d’actions concrètes visant à restaurer les équilibres écologiques tout en recréant du lien avec les territoires. Mais ces initiatives se déploient dans un contexte conflictuel, où les enjeux économiques, culturels et symboliques rendent toute transformation complexe. L’ours devient alors un révélateur : celui des tensions entre modèle productiviste et préservation du vivant, mais aussi des possibilités d’une autre relation au sauvage. Et si protéger la biodiversité ne consistait pas à exclure l’humain, mais à réinventer les conditions d’une cohabitation plus juste entre sociétés et milieux vivants ?
« Les activités humaines, par leur incidence sur la biodiversité et le climat, provoquent les épidémies »
Éric Fourreau
À partir d’un dialogue entre la journaliste Marie-Monique Robin et le chercheur Serge Morand, cet entretien explore les causes profondes de l’augmentation des maladies infectieuses à l’échelle mondiale . En croisant données scientifiques et enquêtes de terrain, ils montrent que les épidémies ne relèvent pas du hasard mais s’inscrivent dans des dynamiques humaines bien identifiées : déforestation, urbanisation, intensification agricole, mondialisation des échanges. La destruction des habitats naturels favorise les contacts entre humains et faune sauvage, tout en déséquilibrant les écosystèmes – disparition des prédateurs, prolifération d’espèces vectrices, fragmentation des milieux. Résultat : les maladies zoonotiques se multiplient et se diffusent plus rapidement à l’échelle globale. L’entretien insiste également sur la nécessité de dépasser les approches sectorielles pour penser de manière systémique les liens entre santé, climat et biodiversité, dans une perspective de « santé planétaire ». Mais face à l’inertie des modèles économiques dominants et aux résistances politiques, la transformation reste incertaine. Et si prévenir les prochaines pandémies supposait avant tout de repenser en profondeur notre rapport au vivant – et les systèmes économiques qui le mettent en péril ? » columns= » » column_min_width= » » column_spacing= » » rule_style= » » rule_size= » » rule_color= » » hue= » » saturation= » » lightness= » » alpha= » » user_select= » » content_alignment_medium= » » content_alignment_small= » » content_alignment= » » disable_idd= »no » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » sticky_display= »normal,sticky » class= » » id= » » html_attributes= »W10= » width_medium= » » width_small= » » width= » » min_width_medium= » » min_width_small= » » min_width= » » max_width_medium= » » max_width_small= » » max_width= » » margin_top_medium= » » margin_right_medium= » » margin_bottom_medium= » » margin_left_medium= » » margin_top_small= » » margin_right_small= » » margin_bottom_small= » » margin_left_small= » » margin_top= » » margin_right= » » margin_bottom= » » margin_left= » » fusion_font_family_text_font= » » fusion_font_variant_text_font= » » font_size= » » line_height= » » letter_spacing= » » text_transform= » » text_color= » » render_logics= » » logics= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_color= » » animation_speed= »0.3″ animation_delay= »0″ animation_offset= » »]À travers un entretien croisé, cet article met en lumière le lien direct entre destruction de la biodiversité, dérèglement climatique et émergence des épidémies.
À partir d’un dialogue entre la journaliste Marie-Monique Robin et le chercheur Serge Morand, cet entretien explore les causes profondes de l’augmentation des maladies infectieuses à l’échelle mondiale . En croisant données scientifiques et enquêtes de terrain, ils montrent que les épidémies ne relèvent pas du hasard mais s’inscrivent dans des dynamiques humaines bien identifiées : déforestation, urbanisation, intensification agricole, mondialisation des échanges. La destruction des habitats naturels favorise les contacts entre humains et faune sauvage, tout en déséquilibrant les écosystèmes – disparition des prédateurs, prolifération d’espèces vectrices, fragmentation des milieux. Résultat : les maladies zoonotiques se multiplient et se diffusent plus rapidement à l’échelle globale. L’entretien insiste également sur la nécessité de dépasser les approches sectorielles pour penser de manière systémique les liens entre santé, climat et biodiversité, dans une perspective de « santé planétaire ». Mais face à l’inertie des modèles économiques dominants et aux résistances politiques, la transformation reste incertaine. Et si prévenir les prochaines pandémies supposait avant tout de repenser en profondeur notre rapport au vivant – et les systèmes économiques qui le mettent en péril ?
